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« Transmettre le flambeau »Jean-Claude Souan est le nouveau président du comité soulacais du « Souvenir français », association nationale qui oeuvre pour la mémoire des combattants morts pour la France.
Journal du Médoc : Le 28 octobre, lors de l'assemblée générale du comité soulacais du Souvenir français, vous avez succédé à Guy Archambeau à la présidence de l'association. Quelle trajectoire vous a amené à occuper cette fonction ?
Jean-Claude Souan : Je suis retraité de l'Armée de terre, ancien officier supérieur, membre des Anciens combattants. Mais surtout, en tant qu'historien et patriote, je me fais un devoir de transmettre aux nouvelles générations la mémoire des hommes et femmes qui ont défendu la liberté et la République. Aussi, lorsque Guy a décidé de « passer la main », le bureau de l'association a choisi de me coopter, et Paris m'a ainsi nommé pour prendre mes fonctions au 1er novembre. JdM : Il s'agit donc de perpétuer le souvenir des Anciens combattants ? J-C.S. : Pas seulement… L'association s'occupe par exemple de l'entretien d'un monument à la mémoire de Marie Curie. Toute personne qui a porté haut les couleurs de la France ne doit pas être oubliée par l'Histoire. D'ailleurs à Soulac, au quotidien, nous sommes présents à l'enterrement des personnes ayant participé localement à la vie républicaine. JdM : Justement, quelles sont vos actions concrètes en Médoc ? J-C.S. : Notre section compte 300 membres. Nous fleurissons les tombes des Anciens combattants du cimetière du Verdon et des deux cimetières de Soulac, nous nous occupons aussi de l'embellissement de différents monuments du souvenir : monuments aux morts, en l'honneur de Charles de Gaulle et de Georges Mandel à Soulac, mémorial de la colonne Duchez à Vensac… JdM : Mais n'est-ce pas chaque municipalité qui a en charge l'entretien de ces monuments ? J-C.S. : Oui, tout à fait. Après la Seconde guerre mondiale, la loi en a donné la charge à l'Etat. Rôle qui a, depuis, été transféré majoritairement aux communes. Nous nous entendons parfaitement avec les municipalités, et nous sommes présents lors des manifestations du souvenir. JdM : Telles que les commémorations de l'armistice du 11 novembre 1918 ? J-C.S. : Oui, et chacun devrait se sentir concerné par ces manifestations, car comme l'écrivait le Général de Gaulle en 1968 : « Le souvenir, c'est non pas seulement un pieux hommage rendu aux morts, mais aussi un ferment toujours à l'oeuvre dans les actions des vivants ». JdM : Quel sens souhaitez-vous donner à votre action au sein du Souvenir français ? J-C.S. : Le Souvenir français s'est donné trois missions. J'insiste particulièrement sur la nécessité de transmettre les valeurs de la République aux générations successives en leur inculquant, par le maintien du souvenir de ses morts, un idéal de liberté et d'amour de la Patrie. Etant aussi président du « Mémorial de la forteresse du nord Médoc », je visite les collèges et écoles pour évoquer les horreurs de la guerre avec un discours et des documents (films…) adaptés à chaque âge. Il faut transmettre le flambeau aux jeunes générations pour le bénéfice de tous. Il faut aussi médiatiser nos actions, souvent mal connues. Par exemple, qui sait que le 1er novembre a été déclaré par une loi « journée de quête nationale pour le Souvenir français » ? Lu 1104 fois
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