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De la musique avant toute choseJacques Hubert, président des Estivales, dresse le bilan de la cinquième édition du festival de musique classique du Médoc.
Le rideau s’est refermé sur la cinquième édition des Estivales de Musique au coeur du Médoc, jeudi dernier, par le concert de l’Atrium Quartet, au château Les Ormes de Pez. Un festival riche d’intensité et d’émotions, avec sept concerts donnés dans des lieux prestigieux, originaux ou insolites, qui ont attiré plus de deux mille spectateurs au total et dont la marque de fabrique réside dans sa mise en avant des grands de demain. Tous les artistes qui s’y produisent sont en effet les jeunes lauréats des plus grands concours internationaux, qu’il s’agisse d’interprètes instrumentaux ou vocaux.
Retour sur l’édition 2008 avec les président des Estivales, Jacques Hubert. Journal du Médoc : Quel bilan tirez-vous de ces cinquièmes Estivales ? Jacques Hubert : Pour nous, c’est très positif. Et pour le public aussi, je crois. Tout le monde a salué la qualité des artistes. Et de nombreux spectateurs ont assisté à plusieurs concerts. Pour les organisateurs que nous sommes, la difficulté reste de maintenir le niveau d’année en année et je crois que nous y sommes parvenus. Il faut dire que nous avons hérité une grande idée, celle de la fondatrice des Estivales, Régine Roux, qui a voulu faire venir les lauréats des grands concours internationaux. C’est un gage de qualité, mais aussi de jeunesse des participants. JdM : Qu’est-ce qui a moins bien fonctionné, selon vous ? J.H. : A mon sens, le seul bémol, c’est le concert de la Winery d’Arsac, qui a moins bien marché que les autres. D’abord parce qu’il s’agissait d’un quintet de cuivres, évoluant dans un registre plus contemporain, à l’approche moins immédiate pour le grand public. Et puis le lieu. Je crois que les gens qui viennent aux Estivales veulent des décors de châteaux, des ors, des lambris, des lieux qui font rêver. Le côté high-tech de la Winery a sans doute désarçonné ce public. JdM : Quelle est la plus grande difficulté dans l’organisation d’un tel festival ? J.H. : Indiscutablement, c’est la concurrence des autres festivals, en France et en Europe. Songez que nous nous situons en même temps que le festival d’Aix-en-Provence, qui est la référence lyrique en France. Ce n’est donc pas simple d’avoir tous les artistes que nous voulons. Mais cette année, ça s’est plutôt bien passé. Tae-Joong Yang, par exemple, est le premier prix du concours Opéralia-Placido Do-mingo. Et il nous a choisis pour venir se produire, tout en étant la veille en concert à Oslo… JdM : A quoi ressembleront les Estivales 2009 ? J.H. : Notre programmation est quasiment déjà arrêtée. Nous attendons des confirmations pour bloquer définitivement nos artistes en novembre. Nous reviendrons à six concerts, ce qui est déjà très lourd à gérer pour la quelque dizaine de bénévoles que nous sommes. Nous remplacerons les cuivres par un quintet de bois. Pour le reste, laissez-nous encore peaufiner ce programme. Mais notre rêve, c’est de viser 2013. Avec une formule, celle des trois fois dix : dix ans d’Estivales, dix concerts avec les dix meilleurs artistes du monde… Vous imaginez l’ampleur de la tâche qui nous attend ! Lu 232 fois
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