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L'arrivée d'une major à Montalivet

La marque bretonne KanaBeach installe le premier de ses magasins médocains à Montalivet.



L'arrivée d'une major à Montalivet
Ceux qui sont passés depuis cet hiver dans la rue principale de Montalivet auront sûrement remarqué l'effervescence qui règne dans les locaux de l'ancien magasin Surf&Co. En effet, KanaBeach, la célèbre marque atypique de surfwear et plus largement de sportswear, a racheté les lieux. Elle y réalise son nouveau concept de magasin, associant école de surf et lieu de vie pour accueillir les pros sous contrats et leurs familles. Afin d'obtenir des éclaircissements sur l'arrivée de ce poids lourd du surf business qui va assurément changer la donne des « surf shops » dans le Médoc, rencontre avec Steeve Rispal, en charge du développement chez KanaBeach, intarissable sur l'histoire de l'industrie du surf.

JdM : KanaBeach a décidé de choisir de s'implanter à Montalivet alors qu'il y a des villes, notamment au Pays basque, plus représentatives du surf, pourquoi ce choix ?

Steeve Rispal : Nous avons choisi de nous installer ici car Kana a toujours préféré être pionnier, et aujourd'hui, le réservoir de population de Bordeaux et sa banlieue est bien plus important que celui du Pays basque. Par ailleurs, la Gironde n'est pas encore investie par les majors du surf business. Nous avons choisi de commencer notre implantation à Montalivet car j'y ai des attaches très fortes qui remontent à mon enfance, j'ai d'ailleurs acheté une maison sur la commune.

JdM : Vous dites commencer votre implantation... Quelle sera la suite ?

S.R. : Après Montalivet, nous allons ouvrir le même concept à Hourtin, Carcans et La Teste pour finir par un shop d'une surface de 500 m² à Bordeaux qui s'appellera Le Cube, une centrale où l'on retrouvera tout le développement textile et technique de la marque ouvert aux surfeurs pros comme aux particuliers. En dehors de la Gironde, nous ouvrons à Noël un magasin de 600 m² à Brest, au cœur de la Bretagne natale de la marque.

JdM : Pourquoi ne pas vous installer aussi à Lacanau ?

S.R. : Lacanau a fait de très belles choses pour le surf. Mais, commercialement, pour nous, c'est un combat d'arrière-garde. Le Lacanau pro n'est plus ce qu'il était. Nous préférons être des locomotives en Médoc dans des zones non investies par les autres majors.

JdM : Que va-t-on retrouver dans votre structure de Montalivet ?

S.R. : Il y aura trois entités différentes. Un magasin dans lequel on retrouvera notre textile, toute la gamme technique, soit les combinaisons développées par notre centre technique de Bidart, plus de 300 planches de surfs différentes, des planches industrielles jusqu'aux planches des meilleurs shapers en passant par des modèles créés spécialement pour les vagues d'ici sur les conseils de Yann Chapellan, notre professeur de surf maison. La deuxième partie du lieu sera une école de surf encadrée par Yann ; nous l'avons choisi car pour nous, l'image du surf d'aujourd'hui sur Monta, c'est lui. Il a un style rapide et puissant, il est à l'eau toute l'année, il est de loin le meilleur et il était hors de question d'ouvrir une école de surf ici sans lui. Enfin, l'étage du bâtiment a été aménagé pour accueillir les pros sous contrat avec la marque quand ils viendront à Montalivet pour des entraînements ou des exhibitions. La structure de Montalivet embauchera trois personnes à l'année et jusqu'à huit en haute saison.

JdM : Il existe déjà des écoles de surf sur la commune, que pensez-vous apporter de plus avec la vôtre ?

S.R. : Notre école encadrée par un moniteur titulaire du brevet d'Etat est affiliée à la Fédération Française de surf (FFS), à la Fédération internationale de surf (FIS) ainsi qu'à Jeunesse et Sports. Elle sera ouverte à l'année, et grâce à une convention passée avec l'UFR (Unité de formation de recherche) « Sciences et techniques des activités physiques et sportives » de Bordeaux 2, des stages et week-ends découverte seront organisés pour les étudiants. Par ailleurs, des heures de surf seront proposés aux élèves des collèges et lycées médocains dans le cadre de l'Union nationale du sport scolaire (UNSS). C'est ainsi qu'en accueillant des jeunes et des équipes nationales, comme celles d'Irlande ou d'Italie, qui viendront faire des stages à Montalivet - grâce notamment à l'Australien d'Hourtin Peter Cook en charge du développement des écoles chez Kana et directeur de compétition du championnat du monde junior à Hossegor fin mai -, nous voulons montrer que le surf est une discipline qui se pratique toute l'année. Nous avons également en projet de monter une compétition de niveau européen trois étoiles, avec un budget conséquent.

JdM : Envisagez-vous un politique particulière pour les jeunes et en particulier ceux de la commune ?

S.R. : Avec 30 professionnels sous contrat en skate, snow-board, BMX et surf (15) nous misons sur la proximité pour dénicher les talents. Nous avons ainsi sur chaque plage importante un jeune qui est suivi par la marque. Nous lui donnons une dotation technique (matériel) et une dotation textile. En ce qui concerne les jeunes de la commune, nous allons développer une politique qui visera à les favoriser au sein de notre école.

JdM : Une semaine après la première étape du KanaBeach Médoc Tour à Montalivet, quel bilan tirez-vous de cette compétition ?

S.R. : Dans toutes les compétitions que nous supportons, nous souhaitons travailler avec les clubs locaux, il est dommage que le Kokoloko surf club n'ait présenté aucun jeune à ce qui est la plus petite des compétitions que l'on puisse organiser (championnat départemental) alors qu'Hourtin en a présenté huit et Lacanau quatre.

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