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Fin de conflit à Composites AquitaineLes salariés grévistes ont finalement repris le travail lundi dernier, après un dernier tour de négociation avec la direction.
C’est vers midi, le vendredi 16 juin, que les grévistes de EADS Composites Aquitaine ont décidé, à la majorité, l’arrêt immédiat des débrayages et la reprise du travail dans des conditions normales le lundi matin, à la suite d’une ultime rencontre de négociation entre les représentants du syndicat CGT et la direction. Un grand soulagement pour tous, car ces débrayages horaires, provoquant une « régulation des entrées » par les grévistes, commençaient à perturber les ravitaillements et allaient avoir une incidence sur la production. Qu’ont obtenu les grévistes ? A l’issue de ces quatorze jours d’action, la CGT a accepté la proposition faite par la direction de Composites Aquitaines, à savoir la rétroactivité au 1er mars de la prime de garantie de progression individuelle (35 €) qui, dans le premier accord, ne devait être octroyée qu’à compter du 1er septembre. Une rétroactivité a priori plus particulièrement favorable aux salaires les plus bas, les pourcentages d’augmentations négociés et accordés (1 % pour l’augmentation générale et 2,2 % pour l’augmentation individuelle) étant supérieurs pour les salariés comptant plusieurs années de présence, et dont les effets seront perçus sur les feuilles de paye du mois de septembre.
Un premier mouvement de grève de l’histoire de Composites Aquitaine qui, à défaut d’avoir donné satisfaction sur toutes les revendications à ceux des salariés qui étaient mécontents, les encouragent à rester attentifs. « Si, sur le volet financier, c’est une demi-satisfaction, concède Philippe Hernandez, le délégué CGT, c’est une réussite sur le plan syndical, avec la satisfaction d’avoir montré les possibilités de mobilisation du personnel. » Mobilisation qui devra être prise en compte dans la marge de manœuvre de la direction lors de futures négociations salariales. Une direction qui ne se montre pas rancunière puisque, en début de semaine, à l’occasion d’un conseil de maîtrise, elle a rappelé à ses cadres qu’il était interdit de tenir compte, dans leur notation des performances individuelles (décisive pour l’attribution de l’augmentation individuelle), de la position prise par les salariés pendant la grève. Avec les enjeux majeurs auxquels va être confronté l’entreprise dans les prochains mois, composants de l’A350, projet de pales d’éoliennes… la sérénité sociale devrait être de mise. Même si la hausse constante du prix des carburants et quelques parachutes dorés ou colossales « stock options » peuvent agacer ceux qui ont du mal à joindre les deux bouts en fin de mois. Lu 751 fois
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