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Gorbatchev, la vie en rougeAprès une visite dans le vignoble médocain, Mikhaïl Gorbatchev pourrait revenir en Médoc début 2008 pour la projection au cinéma Eden d’un documentaire sur le réchauffement climatique.
Dernier dirigeant de l’histoire de l’ex-URSS, fondateur de Green Cross International (GCI), Mikhaïl Gorbatchev fait partie des éminentes personnalités interrogées dans « La onzième heure, le dernier virage ».
Un documentaire « sonnette d’alarme » consacré aux conséquences du réchauffement climatique, dont l’acteur Leonardo DiCaprio est le réalisateur et le narrateur. Ce long-métrage a été présenté en séance spéciale, hors compétition, lors du dernier Festival international du film de Cannes. Jocelyne Vinhas, directrice du cinéma Eden de Pauillac, était dans la salle. Voici quelque temps, excitée comme une puce, elle disait être « sur un truc énorme ». Effectivement, elle venait d’être sollicitée par Natacha Maximov de Pathé Distribution - rencontrée lors de la venue du réalisateur Roman Polanski à Pauillac en 2005 - pour, en quelque sorte, baliser la venue de Mikhaïl Gorbatchev en Médoc. Un séjour privé, pour le plaisir : il était accompagné de sa fille Irina Virganskaya et de ses deux petites-filles, Anastasia et Krespa, de son gendre Andrey Troukhachev, ainsi que de Alexander Likhotal, président de GCI, et Bertrand Charrier, vice-président de GCI et administrateur de Green Cross France. Voici une dizaine de jours, Mikhaïl Gorbatchev, en compagnie notamment de l’ancien président des Etats-Unis Bill Clinton, était à la Nouvelle-Orléans pour la projection de « La onzième heure, le dernier virage ». Le film devrait sortir dans les salles françaises en janvier 2008. Et Jocelyne Vinhas ne désespère pas de faire une fois encore un joli « coup » en obtenant une avant-première, « peut-être mi-janvier », suivie d’un débat au cinéma pauillacais. Elle en a fait la demande à la Warner, qui distribue le documentaire. Mikhaïl Gorbatchev est aussi interviewé dans le documentaire « Nous resterons sur Terre » (Gaumont distribution), signé Pierre Barougier et Olivier Bourgeois, que la directrice de l’Eden souhaiterait également pouvoir présenter en Médoc. > Le 26 octobre, alors que la France baignait dans son « Grenelle de l’environnement », l’ancien président soviétique était l’un des invités de Sciences Po Paris pour une conférence à la thématique abrupte : « Peut-on encore sauver la planète ? ». Le soir même, il était en Médoc - repas au café Lavinal de Bages (à la grande surprise de certains clients…), nuit au château les Ormes de Pez (Saint-Estèphe) - pour un week-end oenotouristique. En jean et baskets, surprenant ses hôtes par sa décontraction, l’illustre visiteur a eu droit, le samedi, à une présentation commentée des superbes installations du château Branaire-Ducru, à Saint-Julien-Beychevelle, suivie d’un déjeuner. Le soir, direction le château d’Issan. Son gérant, Emmanuel Cruse, est tout spécialement rentré de New York pour l’accueillir dans sa propriété. Et à sa table, où « nous n’avons ni parlé du Grenelle de l’environnement, ni de Green Cross - je pense que c’était intentionnel de sa part -, mais plutôt de fraternité entre les peuples, de la façon de lutter contre le phénomène d’immigration clandestine ; c’était plutôt une discussion géopolitique ». La grève chez Air France a bousculé le planning. Mikhaïl Gorbatchev a dû repartir pour Moscou dimanche matin. Sans avoir pu visiter, comme prévu, les châteaux Mouton-Rothschild et Lynch-Bages. > Quant au maire de Pauillac, Sébastien Hournau, il garde d’une discussion à bâtons rompus avec Mikhaïl Gorbatchev l’image de ce président soviétique « plus ouvert, plus démocrate » que ses prédécesseurs, un homme-clé de l’histoire du 20ème siècle qui a modifié l’image que les jeunes Occidentaux pouvaient avoir de la Russie d’avant la chute du mur de Berlin. « Malgré tout, poursuit Sébastien Hournau, on sent bien qu’il a été secrétaire du PC, on sent cette autorité soviétique. » La preuve : s’il a fondé, le 20 octobre dernier, un mouvement social-démocrate censé lutter contre les atteintes à la démocratie dans son pays, il n’a toutefois pas - en tout cas publiquement - remis en cause le régime du président Vladimir Poutine. De toute façon, en Russie, l’aura politique de Gorbatchev a fondu comme neige au soleil. Et là , cela n’a rien à voir avec le réchauffement climatique. Lu 1464 fois
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