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La zone bleue, toujoursLa mise en place d'une zone bleue de stationnement au centre-ville ne fait pas l'unanimité.
On s'en souvient, la municipalité a, à la demande des commerçants et artisans de l'ACAL, institué dans le centre-ville (rue J.-J.-Rousseau, place Gambetta et cours du Général de Gaulle) une zone bleue où le disque est obligatoire pour les automobilistes qui stationnent.
Une mesure instaurée, répétons-le, pour empêcher le stationnement prolongé de voitures « ventouses », scotchées au même endroit pendant de longues périodes et préjudiciables au stationnement de la clientèle. Il faut dire que, depuis l'application de cette réglementation, il est en effet beaucoup plus facile de trouver une place de stationnement. Simplement, il faut savoir que plusieurs dizaines de procès-verbaux ont été dressés par la police municipale, pour défaut de disque, à l'encontre d'automobilistes distraits… et qui sont, de ce fait, fort mécontents, déclarant à qui veut les entendre qu'ils ne mettront plus les pieds (et les roues de leur voiture) dans le centre de Lesparre. > Certains commerçants s'en sont émus, ainsi Sylvie Denis, qui a ouvert récemment la poissonnerie « Tylos », rue J.-J.-Rousseau. « La mise en place de la zone bleue, dit-elle, a coïncidé avec l'ouverture de mon commerce et, de ce fait, n'a pas permis à de nombreux clients de le découvrir. » Sylvie Denis a pris son bâton de pèlerin et visité tous les commerçants, du rond-point Sainte-Catherine jusqu'à La Poste, remettant à chacun un imprimé à remplir, qu'elle a intitulé « enquête de satisfaction ». Elle n'en a pas encore toutes les réponses, mais en tire déjà quelques enseignements. « Les achats d'obligation sont gagnants, dit-elle, évoquant ainsi ceux qui sont incontournables, pharmacie, coiffeur, esthéticienne… Mais pour ce qui est des achats « spontanés », c'est une autre affaire. Il n'est pas rare d'entendre des clients dire : je n'irai dorénavant que dans les grandes surfaces… » Et tout en se défendant de vouloir en découdre avec l'ACAL, à l'origine de ce projet, elle n'en souligne pas moins que « une association n'a pas les pleins pouvoirs. » Interrogé, le président de l'ACAL, Pascal Claudel, ne semble pas particulièrement ému. « Ce n'est pas parce qu'un commerçant éprouve quelque difficulté à se faire connaître, dit-il, qu'il faut automatiquement mettre en cause la zone bleue. » Il s'avère bien difficile de trouver sur le sujet des solutions satisfaisantes pour le plus grand nombre… Lu 1876 fois
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