Le meurtrier de Daniel Vignolles arrêté

Les gendarmes de la section de recherches de Bordeaux ont interpellé le meurtrier présumé de Daniel Vignolles, lequel a été mis en examen pour homicide volontaire.



Un an et neuf mois après que le corps sans vie de Daniel Vignolles a été retrouvé, les gendarmes de la section de recherche de Bordeaux ont interpellé mardi 10 juin, à Montusson, le meurtrier présumé. Si l’homme âgé d’une quarantaine d’années a avoué avoir été en contact avec Daniel Vignolles (rien ne filtre toutefois sur la nature de cette relation), il nie les faits. Les enquêteurs disposaient d’éléments matériels suffisants pour qu’il soit mis en examen pour homicide volontaire et écroué à la maison d’arrêt de Gradignan. Il s’agit d’un sans domicile fixe, intérimaire.
Daniel Vignolles a été retrouvé le 24 septembre 2006, en partie dénudé dans le coffre de son véhicule, tué d’une balle en pleine tête, démuni de certains effets personnels. Telles sont les circonstances, pour le moins sordides, ce qui est rapidement apparu comme une affaire de moeurs aux yeus des enquêteurs. C’est le garde-chasse de la commune d’Arsac qui, au cours d’une battue au sanglier, a fait cette macabre découverte au lieu-dit Lesclauzes, en lisière de bois, non loin de la déchetterie intercommunale, à quelques kilomètres du domicile de la victime dans le bourg d’Arsac. Ses voisins s’étaient inquiétés de ne pas l’avoir depuis le 21 septembre, alors qu’en cas d’absence prévue, Daniel Vignolles leur aurait laissé les clés de son domicile, aurait fermé ses volets et n’aurait pas laissé son chien enfermé à l’intérieur.
Daniel Vignolles était âgé de 57 ans, vivait seul. Le 26 septembre 2006, une quarantaine de militaires avait ratissé la zone de Lesclauzes à la recherche d’indices matériels. Le travail de la police scientifique sur la scène de crime a manifestement été déterminant dans l’arrestation du meurtrier présumé. Lequel avait tenté de mettre le feu au véhicule de la victime, en vain. L’habitacle et les vitres de la Peugeot 307 avaient été noircis par la suie du début d’incendie, laissant apparaître un cercle non noirci sur le pare-brise. Un cercle qui correspond à l’emplacement du socle ventouse d’un GPS, qui a donc été enlevé après l’incendie. Un des éléments qui ont peut-être permis au gendarme de remonter la piste d’un meurtrier, qui reste présumé innocent. L’enquête se poursuit.

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