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Les gendarmes ne chôment pasLa légère augmentation (+ 1 %) des statistiques de la délinquance l'an dernier en Médoc traduit surtout une activité accrue de la part des gendarmes.
Travailler plus pour arrêter plus… Ce pourrait être le credo - tendance - des gendarmes médocains, qui affichent, pour 2007, des statistiques qui nécessitent une double lecture. Globalement, la délinquance a progressé de 1 % l'an dernier en Médoc, tous crimes et délits confondus. On passe de 5.398 faits ayant généré une plainte en 2006 à 5.450 pour l'année 2007. Soit une hausse de 52 faits. Mais dans le même temps, les I.R.I.S., infractions relevées à l'initiative des services, comme l'exprime le jargon militaire, ont augmenté de 45 unités. Ce qui pourrait signifier que c'est parce que les gendarmes sont encore plus présents sur le terrain - et notamment depuis l'été dernier, avec le renfort permanent d'une douzaine de gendarmes mobiles - qu'ils constatent encore plus
de faits criminels et délictueux qu'avant. > L'explication semble confirmée par le cas particulier des affaires de stupéfiants. Huit dossiers en 2006, dix-huit en 2007. Manifestement, les gendarmes ont concentré leurs efforts sur ce type de délinquance, qui fait dire au patron des militaires médocains, le commandant Jean-Guillaume Remy, que « le Médoc n'est vraiment pas épargné par ce type de délinquance ». On se souvient que cet été, des centaines de pieds de cannabis plantés dans des jardins du nord Médoc, pratiquement au vu et au su de tout le monde, avaient ainsi été détruits. Autre motif de satisfaction pour le commandant Remy, la délinquance de voie publique, celle qui crée le plus le sentiment d'insécurité, est en légère diminution (- 1,1 %). L'appui des gendarmes mobiles est en grande partie responsable de cette baisse et, souligne le commandant Remy, « on espère que ces chiffres vont encore baisser parce qu'il y a eu des arrestations importantes à Lesparre en décembre, avec des condamnations immédiates et plutôt sévères (voir ci-dessousà, mais aussi parce qu'on va commencer à avoir l'effet direct de la nouvelle loi sur les peines plancher, dans la mesure où de très nombreux délinquants sont des récidivistes. » Autres chiffres à noter, les violences aux personnes ont progressé de 3,6 %, alors qu'il n'y a eu, en revanche, aucun vol signalé dans les châteaux viticoles durant la période précédant les fêtes de fin d'année. Il n'en est pas toujours ainsi dans les chais médocains. Enfin, on n'a enregistré qu'un seul homicide l'an dernier, celui d'une quinquagénaire de Lacanau, dont le meurtrier a été arrêté quelques semaines plus tard, tout comme été arrêté, trois ans après les faits, le meurtrier présumé de Francis Hosteins, président du club bouliste d'Avensan. > Conséquence logique de ce regain d'activité, qui se situe dans la continuité de l'action impulsée par le commandant Pascal Garerès, le prédécesseur du commandant Remy, les gardes à vue ont progressé (+ 10 %), de même que le nombre de personnes mises en cause et déférées au parquet (+ 14 %). Satisfaction aussi du côté des taux d'élucidation des affaires. On en est à 41 %, contre 36,7 % en 2006. Ce qui fait dire au commandant Remy que « le Médoc ne se trouve pas face à une délinquance subie », qu'il faut continuer dans le sens actuel, avec un renforcement des contrôles, diurnes et surtout nocturnes, des principaux points d'accès au Médoc à partir de l'agglomération bordelaise, dont quelques éléments souhaitent faire de la presqu'île leur « terrain de jeux » en matière de délinquance. Lu 2097 fois
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