Le journal du Médoc
Samedi 19 Juillet 2008
21:20

Pascale Got opte pour le centre… Médoc

Retour sur les premiers pas à l'Assemblée nationale de la députée du Médoc. Pascale Got vient d'ouvrir son bureau à Saint-Laurent-Médoc et présente ses deux attachés parlementaires.



Pascale Got opte pour le centre… Médoc
Sur la cheminée de la première pièce trônent « Le cuisinier médoquin » (Christian Coulon) et « Fascinant Médoc » (Marie-José Thiney). La photocopieuse est tout juste installée. Au plafond, un horrible abat-jour rosâtre devrait bientôt être remplacé. La permanence, pardon « le bureau » de la députée du Médoc, est opérationnel depuis peu, au 2 rue des Fontaines à Saint-Laurent-Médoc. Une pe-tite maison en bordure de jalle où Pascale Got recevra sur rendez-vous. A partir de ce point géographique central en Médoc, elle prévoit également de tenir des permanences dans d'autres communes.

> Toujours aussi appliquée et prudente dans ses propos, son programme d'actions pour le Médoc à portée de main, la députée de la 5ème circonscription semble avoir abordé sereinement son entrée à l'Assemblée nationale. Avec, on le comprend aisément, un frisson spécial lorsqu'elle a pour la première fois posé une question orale dans l'hémicycle depuis sa place n°382. C'était le 12 juillet et cela concernait le la défiscalisation du travail des étudiants. Amusée, elle se souvient de la réponse du député UMP du Puy-de-Dôme Louis Giscard d'Estaing expliquant que lui aussi a connu les stages rémunérés… Cette première intervention au micro, ce sont les membres du groupe socialiste à l'Assemblée qui l'ont poussée à la faire. Une forme d'encouragement pour une bonne élève du groupe : « Ma présence aux séances de nuit a montré que j'étais motivée », estime-t-elle.
A l'Assemblée nationale, ses bureaux sont au même étage que des députées PS Martine Faure et Michèle Delaunay, la tombeuse d'Alain Juppé à Bordeaux ; c'est l'étage des Girondines. « Ça crée une complicité supplémentaire », explique Pascale Got. Quant aux courants qui agitent le PS, elle dit ne pas en ressentir les effets néfastes à l'intérieur du groupe parlementaire : « C'est plutôt sur le terrain, dans les régions qu'on peut les ressentir. » Ceci dans la perspective des prochaines élections municipale et cantonale de 2008.
L'Assemblée, c'est un peu comme les programmes d'études à la faculté : il ya un tronc commun et puis des UV (unités de valeur). Le député ne se contente pas de siéger, il intègre aussi une commission. Pour Pascale Got, c'est la commission « des affaires économiques, de l'environnement et du territoire?», au sein de laquelle elle participe aux groupes « agriculture » et « aménagement ». « Parce que c'est une commission qui me semble coller aux problématiques du Médoc », juge-t-elle, en ajoutant qu'elle est responsable du groupe « tourisme » de cette commission. Sans oublier sa participation aux groupes de travail « chasse » et « presse ». « Le travail de commission est très lourd. Ce n'est pas parce qu'un député n'est pas dans l'hémicycle qu'il n'est pas à l'Assemblée nationale. »

> Quelques jours seulement après son élection, Pascale Got recevait déjà des requêtes personnelles de citoyens médocains, démontrant l'attente (trop ?) forte que la population place sur un député. Pour avoir déjà travaillé aux côtés de l'ancien député du Médoc Pierre Brana, la députée n'a été ni surprise, ni déstabilisée par cet empressement.
Fruit des réunions thématiques mises en place par son staff pendant la campagne législative, sa feuille de route pour le Médoc, dit-elle, n'est pas « une Bible trouve-tout ». « Je vais plutôt essayer d'agir par pôles : mise en place de formations, aide aux petites entreprises… » Concernant la situation toujours plus préoccupante de Ford Aquitaine Industries (F.A.I.) à Blanquefort, elle a rencontré le 18 juillet la ministre de l'Economie Christine Lagarde en demandant « que le gouvernement se saisisse du dossier Ford comme il l'a fait pour la Sogerma. » Une rencontre avec Michel Barnier, ministre de l'Agriculture et de la Pêche, a porté sur la valorisation des zones humides (un des axes de travail du Pays Médoc) et du plan Chablis, dont on sait qu'il ne sera pas poursuivi au-delà de 2009. Autre intervention, écrite celle-là, à l'attention de Christine Lagarde, à propos des PME (petites et moyennes entreprises) et des TPE (très petites entreprises) ; elle milite « pour qu'une partie de la commande publiques soit réservée à ces entreprises ».
Bref, Pascale Got s'est mise très vite au travail, elle dont l'équipe de campagne pour l'élection législative a fait feu sur l'ancien député Jean-François Régère en pointant du doigt son absence de bilan.

> Pour agir à la fois au plan national - dans un contexte délicat d'opposition gouvernementale - et au plan local - dans un contexte politique départemental qui lui est nettement plus favorable -, elle s'est adjoint les services de deux attachés parlementaires. Dont son conjoint, Daniel Boucau, qui fut son directeur de campagne. Le couple poursuit donc l'aventure ensemble, en évitant toutefois soigneusement d'évoquer cette notion de couple. Elle insiste pour dire que s'il est devenu son assistant, c'est avant tout grâce à ces compétences.
Il est vrai que ce fonctionnaire territorial, âgé de 50 ans, connaît la musique : responsable du service économique au conseil régional du Limousin, assistant parlementaire (1981-1986) de l'ancien député de la Corrèze Jean-Claude Cassaing, directeur des affaires sociales à la mairie de Mérignac, directeur général des services à la mairie d'Eysines, puis directeur adjoint chargé de l'administration auprès d'Alain Rousset, le président du Conseil régional. Un homme dont on remarque la filiation politique lorsque Daniel Boucaud expli-que : « On a sous-estimé la décentralisation. Nous sommes toujours un peu trop accrochés à l'Etat. Il y a d'autres lieux de pouvoir. » Où l'on devine que l'assistant parlementaire ne se contente pas d'assister madame la députée ; il est aussi un moteur idéologique, la courroie de transmission avec l'appareil politique du PS.

> Pendant que Daniel Boucaud sera souvent à Paris, Nhu Minh N'Guyen, 23 ans, diplômée de Sciences-Po et de l'Institut des sciences de l'information et de la communication de Bordeaux (spécialisation communication publique et politique), restera le plus souvent en Médoc. Cette jeune femme originaire de Strasbourg dit avoir eu « un coup de cœur pour la Gironde, les paysages, les gens, la nourriture… » Bref, elle se sent bien ici, prête à relever le « défi » de ce premier poste d'assistante parlementaire, plus particulièrement en charge des relations publiques. Comment a-t-elle rencontré Pascale Got ? « Pendant un stage de fin d'études au cabinet de Philippe Madrelle », le président du Conseil général. Une bonne agence de recrutement.

Adresser les courriers à : Madame la députée du Médoc, BP 10, 33112 Saint-Laurent-Médoc.
Rendez-vous possibles les lundi et jeudi après-midi.
Tel. 05 56 73 61 72

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