|
|
||
|
Rubriques
|
Reggae Sun Ska : Une identité proprePendant la fête, le tri des déchets continue : c'est le message écologique que les bénévoles du festival vont faire infuser dans les esprits des festivaliers.
Mercredi 2 août, J -2 pour le festival Reggae Sun Ska. Sur le stade municipal de Cissac-Médoc, un petit groupe de bénévoles – ils sont 300 au total– montent les mâts d'un chapiteau. Certains ont même planté la tente sur le stade. Ce mercredi matin, la grande scène n'est pas encore installée. Steeve est de ceux qui un jour ont mordu à l'hameçon. « Chaque année je reviens, ça devient métaphysique », dit-il sans rire. Comprendre par là qu'en adhérant à l'esprit de « Music'Action », association organisatrice de l'événement, il a véritablement l'impression de participer à un projet fédérateur qui va au-delà de son seul intérêt artistique. Un événement qui ne se veut pas une grosse machine furtive – le site permet une jauge de 8.000 spectateurs par soir –, ni une arène confinée sans passerelles avec l'environnement immédiat, c'est-à-dire le village de Cissac. Pour preuve les places offertes aux personnes âgées du club du 3ème âge, qui sont invitées à se rendre sur le lieu de concert accompagnées d'élus du conseil municipal. Un détail ? Pas pour Arnauld Bengochea, le « big boss » de l'organisation générale, qui insiste sur ces « petits partenariats » qui font l'identité champêtre d'un festival à la renommée grandissante.
> Outre la programmation (voir ci-contre), Fred Lachaize, président de l'association et directeur artistique du festival, évoque les améliorations constantes apportées pour un meilleur accueil du public. La grande nouveauté de cette 9ème édition est d'ordre écologique. Guillaume Torrent, par ailleurs membre de l'association blanquefortaise « Méduli Nature », coordonne le « festival propre ». Le message est simple : ne pas respecter l'environnement, jeter ses déchets à tort et à travers sous prétexte d'une ambiance festive et sans contraintes, c'est aller à l'encontre du reggae, une musique pour laquelle le public est venu, musique qui puise ses sources dans les énergies et la beauté de notre planète. Sans jouer aux gendarmes, surtout pas, une vingtaine de bénévoles est chargée de sensibiliser le public (une exposition sous tente est également prévue) et de trier une première fois les déchets déposés sur les sept « points tri » du site. Il s'agit de faciliter la collecte ultérieure par les salariés du Smicotom (syndicat mixte de collecte et de traitement des ordures ménagères) avec lequel un partenariat a été spécialement passé. Fort de ce qu'il appelle son «côté campagnard cohérent », Guillaume Torrent rappelle en effet qu'un tri mal fait à la base finit en fumée : les déchets potentiellement recyclables sont brûlés, avec le gâchis écologique que cela implique. Seul regret, que les « gobelets compostables », en amidon de maïs, achetés auprès d'un fabricant allemand, ne puissent être traités par l'usine de traitement des déchets de Naujac-sur-mer, laquelle n'a pas encore testé cette forme de compostage. Du coup, le projet d'en finir avec « les gobelets plastiques de merde », selon le discours énergique de Guillaume Torrent, se milite cette année à une expérimentation auprès des artistes, des bénévoles et des VIP. Lu 1516 fois
Dans la même rubrique :
|1| >> A la une | Le dessin | L'événement | Politique | Sports | A suivre… | Associations | Patrimoine | Arts et spectacles | Vie locale | Faits divers | Environnement | Pays Médoc | Mémoire | CdC | Enseignement |
|
|
Le Journal du Médoc - 2007
BP 2 - 33112 Saint-Laurent-Médoc - France +33 (0)5 57 75 14 00 |
||

Actualité
A la une