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UMP et Modem main dans la mainEnfanté par les accords entre l'UMP et le Modem, le tandem Joan Taris/Joëlle Coulon entre en campagne sur le canton de Blanquefort.
Joan Taris (Modem), candidat à l'élection cantonale sur le canton de Blanquefort, on le savait déjà. Cette fois, il présente sa suppléante Joëlle Coulon, élue d'opposition à la mairie d'Eysines depuis 2001, podologue de profession, vice-présidente de l'association des centres d'animation de quartiers de Bordeaux pour laquelle sont engagés plus de 500 bénévoles à travers la ville. C'est bien cette fibre associative, ce goût du contact et de l'initiative qui a conduit Joan Taris à choisir cette militante UMP – elle a d'abord été encartée au RPR – comme suppléante. Union ne signifie pas forcément fusion : s'ils concèdent ne pas toujours partager les mêmes options politiques, les accords passés localement entre l'UMP et le Modem, ainsi que « des amis en commun », ont grandement facilité le rapprochement. Joëlle Coulon était en position d'être tête de liste UMP à Eysines sur une liste labellisée « communauté d'avenir » (du nom du groupe d'union droite/centre à la CUB). Liste finalement conduite par Arnaud Derumaux (Modem), opposant au maire d'Eysines Pierre Brana, et qui faisait partie de l'équipe de Joan Taris pendant sa campagne législative.
> Le programme du tandem Coulon/Taris est en cours de préparation. Mais déjà, Joan Taris pointe du doigt quelques enjeux qui seront au cœur de la campagne. Il s'interroge : entre la prolongation du réseau de tramway dans le cadran nord-ouest de la communauté urbaine de Bordeaux (CUB) avec, notamment, la desserte d'Eysines par la ligne D, et la mise en place du système de train-tram via une plateforme à Blanquefort, « il va falloir arbitrer ». Selon lui la CUB n'aura pas les moyens pour financer ces deux chantiers. Alors que faut-il privilégier ? « Une commune ou les six communes du canton ? » Globalement, Joan Taris estime que Christine Bost, conseillère générale PS sortante est « inféodée au système Madrelle ». Manière de dire qu'elle est corsetée, contrainte par la lourde machinerie politique de son camp. Joan Taris, lui, n'hésite pas à dire qu'il est un « candidat libre de défendre le territoire qui est le [sien] ». Un candidat libre, et ouvert à tous ceux qui voudront bien lui prêter main forte. « Je veux qu'il y ait du cœur dans cette campagne », lance-t-il. Tant qu'il ne s'agit pas d'un « projet de civilisation »… Lu 1742 fois
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