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Un Dufour peut en cacher un autre6.000 mètres carrés d'agrandissement sur quatre unités différentes, entrée en scène de Christophe Dufour, fils de Michel, qui prépare sa succession : c'est le début des grandes manœuvres au centre E.Leclerc de Lesparre.
Propriétaire-fondateur, il y a plus de vingt ans, du centre E.Leclerc de Lesparre-Médoc, Michel Dufour a entouré sur son agenda la date du 26 octobre prochain. Ce jour-là, il défendra pas moins de quatre projets d'envergure devant les membres de la C.D.E.C. (commission départementale d'équipement commercial), qui devront se prononcer sur leur degré de faisabilité. Quatre dossiers d'un coup, c'est beaucoup, mais comme le souligne le remuant patron - et plus gros employeur du Médoc -,
« ça fait douze ans que je n'ai rien demandé à la C.D.E.C., j'espère qu'on en tiendra compte. » Les quatre projets représentent des demandes d'agrandissement ou de transferts d'activités d'une surface totale de 6.000 mètres carrés. Ils concernent toutes les entités du groupe déjà déployées sur Les-parre. 1. Un espace culturel C'est sans doute le point qui tient le plus à cœur à Michel Dufour. L'augmentation de la surface de l'hypermarché de 1.000 mètres carrés, à droite de l'actuelle entrée principale. Il s'agit de créer un espace entièrement dédié à la culture. On y trouvera donc livres, CD et DVD. Originalité de cet espace, il sera doté d'une entrée indépendante de l'hypermarché. L'objectif avoué de Michel Dufour est de drainer une population, jeune ou moins jeune, qui n'a, pour l'instant, guère d'autre solution que d'aller à Bordeaux, ou dans sa banlieue, pour trouver une offre étendue de produits culturels. 2. Tout pour le sport Une enseigne « Sports-Loisirs », concept relativement nouveau au sein du groupe E.Leclerc. Un magasin de ce type vient d'ouvrir au Pian-Médoc. Celui de Lesparre se situera dans le bâtiment qui se trouve sur la route de Bordeaux, derrière la station-service Total. Ce magasin entièrement dédié à tous les sports et à tous les loisirs intégrera les activités et produits de chasse, de pêche ou encore d'équitation, aujourd'hui regroupés sous l'enseigne « Tendance nature ». L'ensemble du magasin occupera une surface de 1.500 mètres carrés. 3. Le meuble se réorganise Conséquence de ce qui précède, le magasin « Tendance Décoration » sera déplacé. Il rejoindra, à 100 mètres de là, le magasin E.Leclerc Meubles, qui sera lui-même profondément remanié et modernisé. Sa surface de vente va doubler, passant à 2.400 mètres carrés. Le but, c'est d'agrandir considérablement l'offre à tous les niveaux, meubles, électro-ménager, télévision, hi-fi et micro-informatique. 4. Une vraie jardinerie Les 35 heures aidant, le jardinage est devenu l'une des nouvelles marottes des Français. Raison suffisante pour que Michel Dufour ait envie, lui aussi, de surfer sur cette vague. Une vraie jardinerie, avec de très nombreuses espèces de plantes, de fleurs, d'arbres et d'arbustes, prendra donc racine, en lieu et place de l'actuel espace matériaux du « Bâti-Leclerc ». L'enseigne a, pour cela, développé depuis deux ans sa propre marque, « Jardi-Leclerc ». Les matériaux, quant à eux, seront transférés dans un autre endroit de la zone de Belloc, les anciens locaux de l'entreprise Technipub, à proximité du centre auto E.Leclerc. > Si la C.D.E.C. donne son accord, et après le délai passé des éventuels recours, E.Leclerc et tous ses magasins satellites occuperont près de 20.000 mètres carrés de surface commerciale dans la sous-préfecture médocaine. Ce qui fait de l'enseigne un poids lourd colossal dans l'économie de la presqu'île, tant en matière d'emploi (280 salariés à temps plein, plus une soixantaine de saisonniers pendant l'été) que de clientèle (Michel Dufour estime à 42.000 habitants sa zone de chalandise, du Verdon-sur-mer aux abords de Saint-Laurent-Médoc). De plus, il estime que le moment est venu de proposer une nouvelle offre commerciale aux Médocains. « Tout ce qui s'est créé depuis cinq ou six ans en Médoc concerne exclusivement l'alimentaire, soit en formule classique, soit en hard discount, explique-t-il. On commence à saturer sur ce terrain. En revanche, nous sommes en retard sur l'offre dans tous les autres secteurs ». Mais cette boulimie de nouvelles activités n'est pas la seule préoccupation actuelle de Michel Dufour. Après vingt-cinq ans non stop en Médoc, il pense à l'avenir de son entreprise et ne cache pas qu'il souhaite passer la main à une échéance plus ou moins brève. C'est pourquoi, dès cette semaine, son fils Christophe viendra rejoindre l'équipe de Lesparre, pour s'occuper exclusivement de l'hypermarché, en tandem avec André Rigal, lui aussi récemment nommé à la direction du magasin. Christophe Dufour, 35 ans, a fait ses classes dans divers établissements de l'enseigne. Il a notamment ouvert un supermarché au Portugal, avant de diriger pendant trois ans, jusqu'à ces jours-ci, le centre E.Leclerc de Biscarrosse (Landes). « Il arrive pour me succéder à terme, c'est vrai, mais il faudra qu'il fasse ses preuves », dit simplement Michel Dufour. Dans ces moments, le père cède toujours la place au chef d'entreprise. Un supermarché au Verdon ?
« Il y a encore tellement de choses à faire sur le Médoc », lance Michel Dufour, pour amener sur un tapis un autre projet qui lui tient à cœur : la création d'un supermarché au Verdon-sur-mer. Il a déjà présenté son projet a la municipalité, qui semblerait le voir d'un bon œil. « C'est logique, explique-t-il. Là-bas, il n'y a pas grand chose. Les gens vont à Soulac et l'été, la population est tout de même importante. De plus, il y a Port-Médoc, et je crois en son développement dans les années à venir ».
Reste donc à trouver un emplacement. Ce qui n'est pas forcément la chose la plus facile. Port-Médoc, justement, a fait exploser le marché du foncier et de l'immobilier au Verdon. Tous les terrains disponibles ont été raflés pour des opérations immobilières. La situation se complique encore un peu plus avec la présence du Port autonome de Bordeaux, lui-même propriétaire de nombreux terrains. Mais d'après Michel Dufour, la municipalité travaillerait pour récupérer des terrains, par le biais d'échanges, afin de dégager une surface suffisante à la construction d'un supermarché de 1.200 mètres carrés. Une transition au Bâti-Leclerc
Autre changement d'hommes, cette fois à la tête du « Bâti-Leclerc ». Yves Legeley s'apprête à partir en retraite. C'est Alphonse Baréa, lui aussi ancien de la maison, qui lui succèdera très prochainement.
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Le Journal du Médoc - 2007
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