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 <title>Le journal du Médoc</title>
 <subtitle><![CDATA[Hebdomadaire, créé en 1997, consacré au Médoc et aux Médocains (informations générales et locales, vie de la vigne et du vin, informations pratiques)]]></subtitle>
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 <updated>2008-05-17T09:04:18+01:00</updated>
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   <title>Escale royale</title>
   <updated>2008-04-24T11:13:00+01:00</updated>
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   <category term="A la une" />
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   <summary><![CDATA[Bientôt la quille pour le transatlantique « Queen Elizabeth 2 », qui fait escale mercredi 30 avril au Verdon-sur-mer avant de filer vers Bilbao.]]></summary>
   <published>2008-04-24T11:10:00+01:00</published>
   <author><name>Le Journal du Médoc</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.journaldumedoc.com/photo/920173-1138347.jpg" alt="Escale royale" title="Escale royale" />
     </div>
     <div>
      L'image est restée gravée sur quelques cartes postales souvenirs : le 3 juin 1998, le « Norway », ex-paquebot « Le France » alors racheté et rebaptisé par la Norwegian Cruise Line (NCL), faisait escale au môle du Verdon-sur-mer (lire encadré). Presque dix ans plus tard, c'est un autre transatlantique de légende qui fera à coup sûr l'objet de photos, numériques cette fois (les temps ont changé) : le 30 avril, de 7 heures à 19 heures, le « Queen Elizabeth 2 », nom de code « QE2 », fera escale au Verdon. Une pause de quelques heures au cours d'une croisière qui conduit le navire de Southampton, son port d'attache, jusqu'à la péninsule ibérique. Southampton, où, le 2 juin prochain, la compagnie Cunard, également affréteur du fameux « Queen Mary 2 », recevra la reine Elizabeth : sa Majesté viendra faire ses adieux au paquebot qu'elle avait elle-même baptisé le 20 septembre 1967 et qui arrêtera définitivement ses moteurs en novembre prochain. Mais il est dit que les transatlantiques ont plusieurs vies&#8230; Incroyable mais vrai, le « QE2 » a été racheté par l'émirat de Dubaï qui compte en faire un hôtel flottant pour l'île artificielle de Jumeirah. Laquelle s'inscrit dans le projet pharaonique de Palm Islands. Où l'on comprend que le manque d'espace libre conjugué aux pétrodollars à profusion peut engendrer un projet fou*. Et au cas où cela donnerait des idées de voyages à certains, fin du rêve, le « voyage d'adieu » du « QE2 », du 11 au 17 novembre entre Southampton et les Emirats Arabes Unis, est complet. Franchement, si vous n'êtes pas du voyage, pas de regret à avoir. D'abord, pour voyager sur un paquebot de ce genre, il faut aimer les décorations rococo. Et puis se retrouver à hésiter entre cinq ou six restaurants chaque midi et chaque soir, regarder pour la énième fois « Titanic » sur écran géant en suant à grosses gouttes dans sa cabine, se baigner dans une piscine alors qu'on vogue sur les flots (!) et perdre son argent au casino au risque d'être jeté en pleine mer par des gros bras au motif qu'on ne peut faire face à ses dettes, non merci !       <br />
              <br />
       * Consulter les prises de vues du chantier sur le site http://megaportail.com
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos du « QE2 »</b></div>
     <div>
      <b>Histoire</b>       <br />
       Construit entre 1965 et 1967 au chantier John Brown&Company en Ecosse, mis en service le 2 mai 1969, le « Queen Elizabeth 2 » a d'abord assuré la liaison transatlantique régulière entre Southampton et New York via Cherbourg, une traversée de cinq jours. Depuis le lancement du « Queen Mary 2 » - paquebot du 21ème siècle surfant sur la bonne vague du business de la croisière -, il est utilisé comme navire de croisière. Il a parcouru l'équivalent de 25 tours du monde, traversé 802 fois l'océan Atlantique, transporté plus de 2,5 millions de passagers.       <br />
              <br />
       <b>Caractéristiques</b>       <br />
       Longueur : 293.5 m       <br />
       Tirant d'eau : 9,87 m       <br />
       Tonnage : 70.327 tjb (tonneaux de jauge brute)       <br />
       1.756 passagers       <br />
       1.015 membres d'équipage
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>C'est parti pour un mandat entier</title>
   <updated>2008-04-17T08:53:00+01:00</updated>
   <id>http://www.journaldumedoc.com/C-est-parti-pour-un-mandat-entier_a1061.html</id>
   <category term="A la une" />
   <photo:imgsrc>http://www.journaldumedoc.com/photo/imagette-914034-1129495.jpg</photo:imgsrc>
   <summary><![CDATA[C’est en quelque sorte le 3ème tour des élections municipales. Cinq des six communautés de communes médocaines ont élu leurs présidents et leurs conseiller communautaires.]]></summary>
   <published>2008-04-17T08:52:00+01:00</published>
   <author><name>Le Journal du Médoc</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.journaldumedoc.com/photo/914034-1129495.jpg" alt="C'est parti pour un mandat entier" title="C'est parti pour un mandat entier" />
     </div>
     <div>
      En Médoc, les six communautés de communes (CdC) sont des structures jeunes : entre cinq et un peu plus de sept ans dans leurs configurations actuelles. Cette jeunesse fait que l'histoire de ces structures n'est pas forcément un long fleuve tranquille. Quelques voix s'élèvent, pas seulement en Médoc, pour dire que les représentants des CdC (présidents, vice-présidents, dé-légués communautaires) de-vraient être élus au suffrage universel. Ce qui éviterait, pense-t-on, les guéguerres que se sont livrées quelques maires, aux dépens de l'intercommunalité. Car vivre en intercommunalité, c'est partager. La taxe professionnelle unique (TPU), bien sûr, mais aussi une vision d'avenir pour un territoire commun inscrit dans un tout, le Pays Médoc. Or, on remarque parfois qu'une commune défend avant tout son pré carré, tout en retirant lorsqu'elle le peut les bénéfices de l'intercommunalité. C'est un peu « je t'aime moi non plus ». Les nouvelles mandatures qui s'ouvrent devraient être celles de la maturité. On remarque toutefois que l'élection des présidents s'est parfois faite dans une ambiance de défiance, sans unanimisme. D'autres élections se sont déroulées sans surprise ; il faut dire que les élections municipales avaient éclairci le jeu : on pense évidemment à la défaite de Jean-Jacques Clavet (Hourtin), dont la guerre ouverte avec ses voisins maires de Carcans et Lacanau avait enlisé le travail de la CdC. Le prochain défi de l'intercommunalité, dans six sans, sera-t-il délire une femme présidente de CdC ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Les mailles se resserrent</title>
   <updated>2008-04-10T09:23:00+01:00</updated>
   <id>http://www.journaldumedoc.com/Les-mailles-se-resserrent_a1059.html</id>
   <category term="Portrait d'ici" />
   <photo:imgsrc>http://www.journaldumedoc.com/photo/imagette-907397-1120136.jpg</photo:imgsrc>
   <summary><![CDATA[Son poisson favori, l’alose, le « poisson d’argent », est désormais interdit de pêche dans l’estuaire de la Gironde. Ce tatoué sympa, vice-président de l’Harmonie de Macau, n’est pas près de remiser ses filets, même s’il s’inquiète pour sa profession.]]></summary>
   <published>2008-04-10T09:21:00+01:00</published>
   <author><name>Le Journal du Médoc</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.journaldumedoc.com/photo/907397-1120136.jpg" alt="Les mailles se resserrent" title="Les mailles se resserrent" />
     </div>
     <div>
      Lui aussi, d'une certaine manière, est une espèce en voie de disparition. Christian Talavera, dit Kiki, fait partie de la nasse des derniers pêcheurs professionnels de l'estuaire de la Gironde ; une trentaine, estime-t-on. « Ils étaient plus de 400 en 1975 », remarque ce tatoué gentil, avec son accent local généreusement farci de « anqui » et de « drolles » propres au parler médocain. Il est le dernier professionnel à avoir son embarcadère au port d'Issan (Margaux). Sur le panneau, on peut lire : « C. et P. Talavera : du pêcheur au consommateur. Crevettes, mules, lamproies, aloses. » Sauf que d'aloses, il n'y a plus, ou si peu. En 2005, elles étaient deux fois moins qu'en 2004, en 2006 deux fois moins qu'en 2005, etc. Et en mai dernier, la tradition en a pris un coup lors de la Fête de l'alose à Macau : il a fallu griller des darnes de saumon ; la centaine de kilos d'aloses que Christian avaient congelée n'y suffisait pas. Pas étonnant que le comité de gestion des poissons migrateurs (G.O.G.E.P.O.M.I.) Garonne-Dordogne-Charente-Seudre-Leyre ait pondu un moratoire de cinq ans sur la pêche de Alosa alosa (grande alose).       <br />
       Concrètement, depuis l'arrêté préfectoral du 19 février dernier, et dans un premier temps jusqu'au 30 janvier 2009, interdiction formelle de prendre une alose au filet sans la remettre à l'eau. Gare aux amendes ! Problème, ce poisson vedette de la gastronomie locale représente 70 % du chiffre d'affaires de Christian. Lundi 7 avril, au Verdon-sur-mer, la réunion entre le comité des pêches local et les Affaires maritimes n'a guère rassuré les pêcheurs estuariens : les indemnisations seront étudiées au cas par cas pour l'alose, mais rien ne sera décidé avant le dernier trimestre 2008, et on se dirige pour 2009 vers des quotas concernant l'anguille et la civelle. Finalement, seuls les mulets, que l'on pêche toute l'année dans la rivière, et la crevette blanche (de mars à novembre), ne font l'objet d'aucune mesure conservatoire. Le tableau, en tout cas, n'est guère réjouissant. Christian, lui, constate que les mailles du filet de restrictions se resserrent chaque année un peu plus sur sa profession. « Faut pas rêver, sans l'alose, on va y laisser des plumes, juge-t-il. Avec la lamproie, je vais pouvoir payer mes frais et mes charges fixes&#8230; Mais après, il faut bouffer ! »        <br />
              <br />
       Ce qui explique la raréfaction de l'alose ? Au grand large, on évoque le Gulf Stream, l'un des plus grands courants océaniques, qui, dévié sous l'effet du réchauffement climatique, ne faciliterait plus l'entrée des poissons migrateurs, dont l'alose, dans l'estuaire. Les barrages EDF sur la Garonne et la Dordogne, en dépit de l'installation de passes à poisson, sont également des entraves à la libre circulation de l'alose. Sans oublier des niveaux d'eau insuffisants, les frayères détruites par l'extraction de granulats, la pêche de loisir qui pèse aussi dans la balance, les bateaux de pêche océanique qui auraient trop piégé les aloses dans leur immenses filets à l'embouchure de l'estuaire, les empêchant de remonter la Garonne pour aller se reproduire. Bref, une conjonction, fatale, de facteurs, à laquelle Christian, soucieux de ne pas dramatiser, apporte un bémol : « Il y a toujours eu des cycles pour l'alose. Comme le déclin dans les années 70. A l'inverse, en 1995, le kilo d'alose était à 2,50 francs au marché des Capucins à Bordeaux ! » Ce qui ne l'empêche pas de regarder dans le rétroviseur et de pointer lui aussi des facteurs aggravants. Il cite la pollution au pétrole brut de janvier 2007 venue de la presqu'île d'Ambès - pollution contre laquelle la mairie de Macau a porté plainte -, ainsi que les nombreuses années pendant lesquelles les rejets en produits phytosanitaires des propriétés viticoles finissaient irrémédiablement dans les eaux de l'estuaire. Heureusement, les normes et les obligations ont fixé un canevas de bonne conduite. Ecologiste, le dernier pêcheur pro de Macau ? Il tique, réfléchit, et lâche dans un sourire : « Pour moi, les meilleurs écologistes, ce sont les chasseurs et les pê-cheurs ».       <br />
       Pour la pêche aussi, les normes européennes et les réglementations sont passées par là. Ce qui fait dire à Christian que, dans sa profession, la relève va être difficile. D'abord parce que l'apport financier peut en refroidir plus d'un. Pour obtenir le permis de mise en exploitation (PME), « il faut avoir de la puissance moteur, et pour ça, il faut que certains pêcheurs prennent leur retraite », résume-t-il. Une fois obtenue, dans cette jauge nationale, la puissance voulue en kilowatts, reste à faire construire ou à racheter un bateau. Sauf que, à la manière des artisans taxis qui revendent leurs précieuses licences, les pêcheurs eux aussi monnaient très cher leurs embarcations. « Et puis avant, poursuit Christian, on s'embarquait neuf mois avec un  professionnel, pour une sorte d'apprentissage, et on pouvait s'installer. Aujourd'hui, il faut un certificat d'initiation nautique (trois mois), puis, avec le livret maritime, on fait trois ans d'embarquement, et enfin on passe un « capacitaire » (niveau BEP) qui donne droit à être pêcheur sur l'estuaire. » Plus exactement « marin pêcheur », précise-t-il avec fierté. C'est que l'estuaire est à la fois eau douce et eau salée, à la fois apaisant et inquiétant.        <br />
       Lui ne se serait pas vu pêcheur au large, « parce qu'en pleine mer, tu ne vois rien ». C'est entre les deux rives de l'estuaire qu'il a ses repères. Là qu'il observe le rythme des saisons, la vie sur les rivages, sait qu'il peut saluer, même de loin, les chasseurs de tonnes ou le couple De Mecquenem sur l'île Margaux. Là encore qu'il a appris que lorsque les chevaux de l'île du Nord s'approchent du bord, « c'est qu'il va pleuvoir dans les deux jours qui suivent ».        <br />
       « En gros, avec vingt-cinq ans de retard, j'ai suivi ce qu'a fait mon père », dit-il, soudain songeur. Dans l'entreprise de bâtiment fondée par son père, Pierre, il entre comme maçon. Mais il choisit de ne pas prendre la succession aux manettes de l'affaire familiale, qui emploie alors une vingtaine de salariés, lorsque son père bifurque et s'installe comme pêcheur professionnel ; « Je ne me voyais pas commander des gens dont certains m'avaient vu grandir », justifie Christian. Qui préfère travailler pour lui comme conducteur d'engins, jusqu'en 1994, date à laquelle la conjoncture du secteur s'est nettement assombrie. Il suivra encore la ligne paternelle pour s'embarquer dans l'aventure de la pêche estuarienne. Un choix qu'il ne regrette pas. « Quand il y a du brouillard ou beaucoup de vent, c'est sûr, on se demande ce qu'on fait là au milieu, explique-t-il. Mais sinon, je n'ai vraiment pas l'impression de travailler. Et puis mes patrons, ce sont mes clients, c'est tout ! » Une clientèle constituée essentiellement de particuliers et de quelques poissonniers, comme à Ludon-Médoc et Parempuyre.        <br />
       Ses zones de pêche, toujours les mêmes : entre Lamarque et Margaux à marée haute, entre le port d'Issan et la « limite Garonne » à marée basse. A terre, son port d'attaches, affectif, reste Macau. Un village qu'il a vu évoluer et où il s'implique du mieux qu'il peut. Si son métier lui en avait laissé le loisir, il serait volontiers parti en campagne avec l'équipe de Chrystel Colmont, devenue maire de Macau. Il faut dire aussi qu'il est déjà fort occupé avec les répétitions et les concerts de l'Harmonie de Macau, dont il est vice-président, ainsi qu'avec la Banda Pierrot. « Pierrot », en hommage à son oncle, Pierre Soum, 83 ans, le doyen de l'Harmonie. Macau est son centre. Le village où le carnaval et la Fête de l'alose sont les deux événements festifs qui fédèrent la population et ramènent, pour l'occasion, les enfants du village partis vivre ailleurs. Kiki, lui, est resté. Il garde en mémoire ce Macau où « gamins, on avait le choix entre le foot, l'athlétisme ou la musique ». « J'ai choisi la musique. » La trompette, précisément. Il se souvient aussi de ces dimanches, lorsqu'il n'y avait pas foot au stade : « On restait au port, à jeter des cailloux dans l'eau, à nager dans la Garonne&#8230; » A l'époque, il raconte que les bons élèves gagnaient le privilège d'être dissipés, ce dont il ne se privait pas ! Bon élève donc, jusqu'au lycée. « Et puis j'ai tout arrêté, j'ai saturé. Entre l'école et le conservatoire de musique de Bordeaux, je n'avais plus assez de temps pour moi. » Avant cela, s'il s'est « expatrié » au collège du Bouscat, c'est uniquement pour « pouvoir faire espagnol première langue ». Sans doute par souci de ne pas briser le fil des origines paternelles : son grand-père était de Medina del Campo, province de Valladolid. Alors, s'il devait un jour larguer les amarres, ce ne serait pas pour Labarde, Soussans ou Margaux, mais certainement pour l'Espagne - où vit sa fille -, sa deuxième maison.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Curriculum vite fait</b></div>
     <div>
      <b>1961 :</b> le 12 mai, naissance à Macau.       <br />
       <b>1967 :</b> entre au conservatoire de musique de Bordeaux, comme trompettiste.       <br />
       <b>1978 : </b>CAP de maçon au CFA de Blanquefort.       <br />
       <b>1994 :</b> devient pêcheur professionnel.       <br />
       <b>2008 : </b>en février, interdiction de la pêche à l'alose.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Le Médoc tire la langue&#8230; bleue</title>
   <updated>2008-04-10T09:09:00+01:00</updated>
   <id>http://www.journaldumedoc.com/Le-Medoc-tire-la-langue-bleue_a1052.html</id>
   <category term="A la une" />
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   <summary><![CDATA[Suite à la détection d’un cas de fièvre catarrhale sur un bovin à Queyrac, le 1er avril, les éleveurs médocains attendent de pouvoir vacciner et commercialiser leur cheptel vers leur principal débouché, l’Italie.]]></summary>
   <published>2008-04-10T09:01:00+01:00</published>
   <author><name>Le Journal du Médoc</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.journaldumedoc.com/photo/907379-1120119.jpg" alt="Le Médoc tire la langue&#8230; bleue" title="Le Médoc tire la langue&#8230; bleue" />
     </div>
     <div>
      Les éleveurs médocains sont dans l'expectative. Quand pourront-ils vacciner leurs bovins contre la fièvre catarrhale, sérotypes 1 et 8 (lire encadré) ? Quand pourront-ils reprendre la commercialisation vers l'Italie, principal débouché pour les broutards ? Mercredi 9 avril, certains visages étaient inquiets dans la salle des fêtes de Queyrac, reconvertie pour l'occasion en QG de crise. Ils étaient une vingtaine à avoir répondu à la convocation du Groupement des éleveurs girondins (G.E.G.), coopérative de production à laquelle adhèrent 180 éleveurs du département, dont une trentaine en Médoc. D'emblée, Serge Chiappa, président du GEG, a précisé que « la situation évolue tous les jours, voire toutes les heures ». Autrement dit : rien n'est certain dans le mode opératoire pour sortir la profession de cette nouvelle crise sanitaire. Avec un point positif pour l'opinion publique et donc les consommateurs : l'homme ne peut pas être contaminé par ce virus, assure Agence française de sécurité sanitaire des aliments (A.F.S.S.A.).       <br />
              <br />
       > Reste la situation immédiate, préoccupante. L'Italie, qui représente 90 % des débouchés pour le GEG, n'accepte plus, depuis le 4 mars dernier, l'entrée des bovins français sur son territoire que s'ils sont vaccinés. Et pour le Médoc, la situation est doublement compliquée puisque la presqu'île est concernée par deux sérotypes, donc deux vaccinations. Et aucune certitude n'a été apportée par la représentante de la direction départementale des services vétérinaires (D.D.V.S.) de la Gironde, Mme Jassaud (par ailleurs très claire dans ses propos), quant au délai de mise à disposition du vaccin. Ni d'ailleurs sur le laboratoire qui sera choisi pour ce vaccin. Seule certitude : les deux vaccins devront être injectés dans le même laps de temps. Une vaccination qui devra s'installer durablement, pendant plusieurs années, pour espérer endiguer le virus.       <br />
       Philippe Nompeix, directeur du GEG, a néanmoins rappelé que des solutions existent, sans attendre le vaccin pour le sérotype 1, pour que les cheptels ne restent pas immobilisés sur pattes sans être valorisés. « Nous pouvons commercialiser des broutards âgés de six à huit mois vers quelques ateliers de re-pousse/engraissement du Sud-Ouest, qui revendent les bêtes alourdies sur le marché italien, quatre-vingt dix jours après la première vaccination. On peut donc commercialiser, mais avec une baisse de 10 % en valorisation sur les animaux de premier choix, et de 15 % sur le deuxième choix. » Autre avancée du G.E.G. face à cette situation de crise : le groupement devrait financer, dans certaines conditions, la rétention des animaux sur les exploitations, entre 90 à 120 jours, via une avance de trésorerie sous la forme d'un prêt à 4 %. « En plus de l'inconnue de la valorisation, se posent pour les éleveurs les contraintes de travail pour la contention d'animaux, alors qu'ils sont ou devraient être à l'herbe, au pré », ajoute Philippe Nompeix.        <br />
              <br />
       > Autre point d'importance : comment vacciner près de 10.000 bovins (lire encadré) avec un seul vétérinaire, Louis Caruel, pour suivre l'ensemble des élevages médocains ? « J'ai prévu de recruter des étudiants vétérinaires qui viendraient des écoles vétérinaires de Nantes, Lyon et Toulouse, rassure Louis Caruel. Ce qui, d'ailleurs, offrira aux étudiants une bonne initiation au monde rural ! Pour ce faire, leurs examens ont été avancés au 15 mai, de façon à ce qu'ils puissent être libres pour la vaccination. On va devoir vacciner, dans un premier temps les moutons, qui sont les animaux les plus sensibles à la maladie. C'est prévu pour fin/avril début mai. Ensuite, on vaccinera les bovins : deux injections à un mois d'intervalle, pour le sérotype 1 et pour le sérotype 8. Si les services vétérinaires nous demandent de respecter à la lettre les préconisations du fabricant du vaccin, on sera obliger de vacciner séparément pour le 1 et pour le 8. Ce qui entraînerait des complications pour les éleveurs. Mais ce sera en priorité le sérotype 1, pour éviter qu'il se propage vers le Nord en direction du Poitou-Charentes, du Limousin et du Charolais - c'est-à-dire tous les bassins allaitants du nord de la France -, et pour empêcher le sérotype 8 de descendre en Aquitaine. » A noter enfin que l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (O.N.C.F.S.) va réaliser des prélèvements sur les ruminants sauvages pour vérifier si cette maudite fièvre catarrhale n'a pas atteint cerfs et chevreuils.       <br />
              <br />
              <br />
       Suivre l'évolution de la situation sur <a class="link" href="http://www.web-agri.fr">www.web-agri.fr/</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Statut du commandeur</title>
   <updated>2008-03-27T08:57:00+01:00</updated>
   <id>http://www.journaldumedoc.com/Statut-du-commandeur_a1050.html</id>
   <category term="Portrait d'ici" />
   <photo:imgsrc>http://www.journaldumedoc.com/photo/imagette-894429-1102421.jpg</photo:imgsrc>
   <summary><![CDATA[Les générations passent, le Commanderie demeure. Copropriétaire du château d’Issan, à Cantenac, Emmanuel Cruse vient tout juste de succéder à Jean-Michel Cazes au poste de Grand Maître de la Commanderie du Bontemps. Avec un défi : relancer une association prestigieuse, mais donc l’activité donne quelques signes d’essoufflement.]]></summary>
   <published>2008-03-27T08:55:00+01:00</published>
   <author><name>Le Journal du Médoc</name></author>
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      <img src="http://www.journaldumedoc.com/photo/894429-1102421.jpg" alt="Statut du commandeur" title="Statut du commandeur" />
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      On sent chez lui une lutte constante entre ses ego. Il y a le petit garçon bien élevé, bien coiffé, qui n'a manqué de rien dans une enfance dorée qui s'écoulait tranquille entre les murs de Pontet-Canet et ceux d'Issan, dont il est aujourd'hui copropriétaire, avec ses deux frère et soeur et ses trois cousins et qu'il dirige depuis 1998, à la suite des  ennuis de santé de son père, Lionel. Mais il y a aussi le gamin espiègle, au langage souvent fleuri, qui passe volontiers pour l'original de la famille, préférant de loin l'ambiance des troisièmes mi-temps à celle des dîners en ville compassés. Peut-être parce qu'il est né, allez donc savoir, au beau milieu du bouillonnant printemps de 1968. « C'est mon côté parpaillot élevé chez les marianistes, plaisante-t-il. J'ai une double culture&#8230; ».        <br />
       Un gamin qui a bien grandi et qui a vite compris que rien n'est éternel, surtout pas la fortune ou la prospérité, et que seul le travail permet d'assurer l'avenir. Sans compter cette obstination à « être encore sur le marché » - entendez par-là à rester célibataire - au tournant de la quarantaine alors que son frère et sa s&#339;ur, pourtant plus jeunes que lui, ont déjà fondé une famille.       <br />
       Emmanuel Cruse - prononcer Crouse, par une déformation inexpliquée du patronyme familial, originaire du Danemark, importé en Bordelais au début du XIXème siècle - n'est donc sans doute pas le châtelain le plus politiquement correct de tout le Médoc, même s'il est encore loin de rivaliser avec Michel Tesseron, le mètre étalon du genre. C'est pourtant ce jeune homme ouvert et pas coincé qui préside désormais aux destinées de la prestigieuse Commanderie du Bon-temps de Médoc, Graves, Sauternes et Barsac réunis. Depuis la semaine dernière, il en est le Grand Maître, succédant ainsi à Jean-Michel Cazes, lequel souhaitait passer la main après onze années de bons et loyaux services. « Un héritage infernal, à la fois par la personnalité de Jean-Michel, mais aussi parce que la Commanderie est un peu en perte de vitesse », souligne un commandeur bien connu, impliqué dans les instances socioprofessionnelles du Médoc viticole.       <br />
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       D'emblée, le problème est posé et Emmanuel Cruse ne l'élude pas. « La Commanderie ressemble à beaucoup d'associations, analyse-t-il. Il n'y a pas beaucoup de monde pour s'impliquer, il faut faire face au renouvellement des générations et les plus jeunes comme moi ont de multiples sollicitations extérieures, bien plus que n'en avaient nos parents. Résultat, il n'est pas facile de trouver des volontaires pour reprendre le flambeau. »        <br />
       La Commanderie semble, en fait, dans ces premières années du XXIème siècle, à une nouvelle croisée des chemins. Les années 50 ont marqué sa naissance, autour de figures comme celles d'Henri Martin, André Cazes ou Edouard Gasqueton. La génération suivante, menée par Jean-Michel Cazes, Jean-Louis Triaud, Bruno Prats ou Henri Duboscq, a tiré le char à partir des années 80. Les quadras/quinquas d'aujourd'hui doivent forcément assumer la relève.       <br />
       Et puis il y a ce symbole fort des grandes fêtes du Bontemps. La Saint-Vincent, la plus populaire de toutes, où propriétaires et ouvriers de la vigne et du chai agitent joyeusement leur serviette à la fin d'un repas bien arrosé, sans façon, ni protocole. Le ban des vendanges, qui lance symboliquement, en septembre, le début de la récolte. La fête de la fleur, devenue, au fil des ans, la manifestation la plus marquante des fêtes de la Commanderie, parfois agaçante par sa « pipolisation » croissante, sa démesure assumée et son indiscutable tendance bling-bling. « On peut même dire, poursuit Emmanuel Cruse, que c'est encore plus accentué pour les fêtes de la fleur qui coïncident avec Vinexpo. C'est une sorte de course à l'armement, contre laquelle on se rend bien compte qu'on ne peut pas vraiment lutter. Il faut faire avec&#8230; »       <br />
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       Au bout du compte, on a l'impression que tous les moyens sont concentrés sur ces fêtes-là et que les autres deviennent les parents pauvres de la Commanderie. Au point de décliner, voire de disparaître régulièrement. Trois bans des vendanges ont été ainsi annulés depuis l'an 2000, faute de volontaires pour les organiser. Et le millésime 2008 semble également très mal parti. Quant à la dernière Saint-Vincent, elle n'a rassemblé que cinq cents personnes à la salle des fêtes de Saint-Estèphe au lieu du millier traditionnel d'habitués.       <br />
       Soucis de riches ? « Sans doute », admet volontiers Emmanuel Cruse, qui a eu conscience, par exemple, de l'impact négatif sur l'opinion publique de l'organisation de la fête de la fleur 2006, où l'on avait privatisé le Jardin public à Bordeaux. « Même si, corrige-t-il, les gens du quartier qui se sont plaints de ne pas pouvoir s'y promener ce jour-là ne sont pas spécialement les plus pauvres de la ville. »       <br />
       Le nouveau Grand Maître a en tous cas conscience qu'il faudra bien « faire quelque chose » pour relancer la machine. Déjà, une commission de réflexion planche sur ce thème au sein de la Commanderie. Elle rassemble quelques-uns des nouveaux poids lourds de l'association, de Patrick Maro-teaux à Thierry Gardinier, en passant par Philippe Castéja, Philippe Dambrine ou le courtier Patrick Jestin. Les idées commencent à sortir, Emmanuel Cruse réfléchit à voix haute. « Il faut sans doute davantage ouvrir nos fêtes vers le public, dit-il, quitte à les rendre un peu plus commerciales. On doit pouvoir y retrouver davantage de cavistes, de restaurateurs ou de grands amateurs, qui sont nos clients naturels. Pourquoi pas aussi transformer le ban des vendanges, qui s'essouffle, en une gerbaude de fin de vendanges, plus festive et ouverte ? »       <br />
       Car lui qui porte sans complexe un nom de famille illustre dans le monde du vin, passé, au fil du XXème siècle, de la gloire à l'opprobre du scandale, avant de brillamment renaître, reste persuadé de la force et du prestige que représente la Commanderie pour le rayonnement des vins de Bordeaux à travers le monde. « Je voyage beaucoup, note Emmanuel Cruse, et quand j'entre dans le bureau d'un importateur, d'un distributeur ou d'un négociant à l'étranger, dans 80 % des cas, il y a au mur la photo de son intronisation dans la Commanderie, avec la cape sur le dos, le verre et le diplôme en mains, aux côtés de son parrain. Pour la plupart des étrangers, c'est un moment inoubliable. »       <br />
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       Il lorgne aussi à l'horizon 2013, l'année où Bordeaux s'est portée candidate pour devenir la capitale européenne de la culture. « Le vin peut-il être absent de la fête à cette occasion ? questionne-t-il. Sûrement pas, car chez nous, le vin est un élément de notre culture et la Commanderie est son meilleur vecteur. »       <br />
       Emmanuel Cruse mesure donc pleinement l'ampleur du défi qu'il a accepté de relever, au nom de ses ancêtres qui s'étaient déjà impliqués dans l'association, à commencer par son grand-père dont il porte le prénom en hommage, lui qui est mort l'année de sa naissance. Au nom également de sa grand-mère, morte centenaire, à qui il doit le goût du vin. « Elle insistait, dit-il, pour que je boive un peu de vin, largement coupé d'eau, bien sûr, quand j'avais 5 ou 6 ans. Et au fil des années, l'eau teintée était de plus en plus rouge&#8230; »       <br />
       Face au défi, il se dit prêt à y consacrer du temps et de l'énergie, en appliquant les recettes qu'il a toujours appliquées dans les sports collectifs qu'il a pratiqués et pratique encore régulièrement, hockey sur gazon - il est vice-président du club de Primrose -, rugby ou foot. « On doit avoir l'esprit de corps et de sacrifice, on gagne et on perd ensemble », résume-t-il. Ceci pour annoncer un style qui sera, par la force des choses, différent de celui de son prédécesseur. 
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     <div><b>Curriculum vite fait</b></div>
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      <b>1968 :</b> naissance à Bordeaux, le 7 avril       <br />
       <b>1988 : </b>service militaire au bataillon de Joinville       <br />
       <b>1996 :</b> fin de ses études de droit       <br />
       <b>1998 : </b>prend la direction du château d'Issan       <br />
       <b>2005 : </b>entre au conseil d'administration de la Commanderie       <br />
       <b>2008 : </b>Grand Maître de la Commanderie du Bontemps
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